Le
recours "populaire" ou QPC (01/03/10) : depuis
le 1er mars, tout justiciable
peut à l'occasion d'un procès mettre en cause la
constitutionnalité d'une loi ordinaire. Cette
prérogative reste cependant très encadrée. Au fond
: la loi doit porter atteinte à ses droits et libertés.
Sur la forme : double filtre du juge saisi lors du procès et des
juridictions suprêmes. On est très loin du classique
contrôle par voie d'exception américain prévu par
Madison/Marbury (1803) qui permet au juge du procès de
décider lui-même.
Le
Conseil constitutionnel deviendra-t-il juge suprême des
libertés ? Trop tard sans doute. La Cour Européenne des
droits de l'homme a pris la place. Quelques infos supplémentaires ici et ici.
Le "facteur" constitutionnel - Irak (10/01/10) : les
analyses socio-politiques des crises politiques négligent
souvent le facteur constitutionnel ; soit le rôle des normes constitutionnelles. On ne saurait ici parler de contrainte
constitutionnelle sauf à reproduire les paralogismes de
l'École réaliste. Il convient par exemple pour ce qui
concerne la crise irakienne de prendre en compte les imperfections de
la Constitution irakienne qui empêchent tout learship du Premier ministre. Une analyse jounalistique dans ce sens.
La saisine du Conseil constitutionnel ouverte à tous (ou presque) (24/09/09) : voir le projet de loi organique adopté par l'AN : une système complexe, lourd. Vive la démocratie judiciaire !
Théocratie
/ démocratie (15/06/09) : "Nous
ferons tout sacrifice nécessaire pour préserver le
système (le régime). Nous sommes ici pour obtenir nos
droits, nous voulons seulement récupérer nos votes",
aurait déclaré Hossein Moussavi, selon son site internet
Kalameh. Malendu. Les leaders opposés au Président
sortant et à son clan au sein du clergé (les "durs"
inspirés parle Guide Suprême l'Ayatollah Ali Khamenei) ne
veulent pas la fin du régime théocratique. Ils veulent
simplement préserver (et utiliser) ce petit espace
démocratique né de l'élection
présidentielle au SUD. Mais il est évident que cet espace
génère des flux, lignes de fuites incontrôlables.
Pour autant, on ne saurait se contenter de s'en tenr à
l'habituelle et apparente antinomie
théocratie-démocratie. La démocratie a bien une
signification théologique à peine cachée ; ce qui
explique qu'elle a pu depuis 1979 être compatible avec un
système théocratique dogmatique.
Charte
08 : le sursaut de l'idée démocratique en Chine (12/12/08).
Certains des signataires de la "Charte 08" en référence
à la "Charte 77" de Vaclav Havel et des dissidents
tchèques, viennent d'être arrêtés. Parmi eux,
Liu Xiaobo, un intellectuel dissident. La Charte 08 propose le passage
à une Chine démocratique, fédérale et respectueuse
des droits de l'homme élémentaires.
Lisez ici l'introduction et le texte complet sur le
site Rue89.
Elections
américaines novembre 2008 : le paradoxe Obama. Obama
est élu Président des EU, porté par le rêve
d'émancipation et d'égalité de la
communauté afro-américaine (qui est aussi le rêve
des pères fondateurs). Mais aussitôt élu, il
prétend surmonter les rivalités, clivages ethniques. Il
dit vouloir faire disparaître le racialisme de la
société américaine. En conséquence, le
premier président noir doit cesser d'être noir au sens
racial, c'est-à-dire ne pas représenter ou favoriser des
intérêts raciaux ou ethniques. Le défi du premier
président coloré américain est de rendre la
société américaine "aveugle aux couleurs" ! Cela
passe notamment par le rejet de toute discrimination négative et
positive pour se placer uniquement sur un plan social. Obama n'a
d'autre choix que de relever ce défi qui est encore plus
impressionnant que celui d'avoir réussi à être
élu. Aura-t-il autant de supporters qu'il en a aujourd'hui pour
entreprendre cette tâche immense, quasi religieuse ?
Elections
sénatoriales septembre 2008
: Pour favorables qu'elles soient à la gauche, ces
sénatoriales ne remettent pas en cause l'actuelle
majorité. Le prochain président du Sénat, dont
l'élection aura lieu le 1er octobre, sera issu des rangs de
l'UMP. Avant ce renouvellement, le Sénat comptait 331 membres,
ce qui mettait la majorité absolue à 166. La droite
l'atteignait facilement, avec 159 UMP, la plus grande partie des 31
sénateurs de l'Union centriste, 9 sénateurs radicaux
valoisiens et la quasi-totalité des 8 non-inscrits. Le nombre de
sénateurs ayant été porté à 343 lors
de ce renouvellement, la majorité absolue s'établira
à 172. Même en perdant une dizaine de sièges, l'UMP
et ses alliés y parviendront sans difficulté..
Projet
de révision constitutionnelle sur la Modernisation des institutions
de la Ve République ( 24/04/08) : connsulter le texte sur
le
site web du Premier ministre et voir la
réaction des députés selon le Monde.
Une nouvelle toilette de la Constitution qui a le seul mérite
de renforcer les droits du parlement (ordre du jour, la déclaration
de l'urgence par le gouvernement, proposition de lois, imitation de
la résolution américaine sur les "pouvoirs de guerre
du gouvernement"...). Encore une réformette ; mais est-il
vraiment nécessaire d'aller plus loin en l'absence d'alternative
sérieuse au régime de la Vème République
?
Tibet-
Chine. Lire ces extraits de la Constitution chinoise (7/04/08) :

"Dans la lutte pour la sauvegarde de l'union des nationalités,
il faut combattre le chauvinisme de grande nationalité - surtout
le chauvinisme grand Han..." (Préambule de la Constitution).
"Toutes
les nationalités sont égales en droits en République
populaire de Chine. L'État garantit les droits et les intérêts
légitimes des minorités et nationalités, maintient
et développe les rapports entre les nationalités selon
le principe de l'égalité, de la solidarité et de
l'entraide". (...) "L'État aide les régions
des nationalités et minorités à accélérer
leur développement économique et culturel en tenant compte
de leurs particulaités et de leurs besoins". (...) "Toutes
les nationalités jouissent de la liberté d'utiliser et
de développer leur langue et leur écriture, de conserver
ou de réformer leurs usages et coutumes".
La
réformette de la Constitution (4/02/08) : où il s'agit
de faire croire à une opinion publique souverainiste que le parlement
pourrait s'opposer aux décisions des organes de l'UE ; les articles
révisés.